mercredi 11 juin 2014

Décès de Christian Lapébie & de Jacques-André Hochart.


Christian est décédé subitement dans la nuit de mercredi à jeudi, il restait le dernier descendant d’une grande lignée de coureurs cyclistes. Né le 13 octobre 1937 à Paris 17e, il avait dès 1955 suivi les traces de ses glorieux ainés, celles de Roger  son père et de Guy son oncle. Taillé pour faire du vélo (1,84m-68kg) ce bel athlète solide rouleur et rapide au sprint, possédait tous les atouts pour faire un grand coureur. Mais dès les prémices de son passage pro, le mauvais sort allait piper les dés de son  avenir de champion cycliste. Lui qui avait signé son contrat professionnel chez Mercier en 1960, le même jour et au même salaire que R. Poulidor, n’allait pas connaitre la même réussite que le limousin. Le 15 aout 1960 en se rendant au départ du criterium de Castillon La Bataille, il était victime d’un accident de voiture. Sous le choc, la clef de contact de sa 403, lui pénétrait le genou et lui faisait exploser la rotule, la carrière cycliste de Christian s’arrêtait là.
Quelques années plus tard en 1966 et 1967 il reprenait une licence à l’U.S. Bouscataise de M. Laville. Le but premier apprendre l’A.B.C. cycliste des grandes courses à son regretté cousin Serge. A la même époque Christian était devenu restaurateur à La Rochelle. De 1974 à 1976 il sera chez Jobo-Lejeune le Directeur Sportif des : Campaner, Cigana, Labourdette, Magni, Pingeon, Romero etc… Son grand regret était de ne pas avoir eu le temps de disputer le Tour de France comme coureur (il en avait fait 3 comme Directeur Sportif). Durant sa carrière il a porté les couleurs des clubs : du S.B.U.C. en 55-57-60, du V .C. Courbevoie Asnières en 56, A.C.B.B. en 58-59.
Au cours de son parcours cycliste il avait remporté le titre de Champion de France Universitaire à Voiron en 55, les GP de : St. Médard en Jalles, Pauillac, Labrit en 55, le Huilor à Blanquefort, Pessac, Mourens en 57, il s’était aussi classé 4e de Bordeaux-Arcachon 57, 19e de Paris-Camembert (après 160km d’échappée solitaire) en 60, 11e de Nantes-La-Rochelle en 67.
Pour certains Christian pouvait passer pour un prétentieux, sans se jeter dans les bras du premier venu, il savait être très chaleureux avec ses connaissances. Toujours très heureux de vous recevoir dans son antre des quais Rochelais, aux murs tapissés de souvenirs cyclistes. C’était un garçon réservé habité d’une belle sensibilité. Il y a quelques années, aux funérailles du regretté A. Dolhats, anonyme, à l’écart, nous avions été le saluer. A la question  tu es venu seul ? Sa réponse fut ‘’oui d’un coup de voiture depuis La Rochelle, car je voulais accompagner Bébert à sa dernière demeure’’ ça c’était Christian. Aujourd’hui ceux qui ont eu le bonheur de te côtoyer sont en peine, ils ne pourront jamais t’oublier tout à fait. Seule consolation pour eux, tu as retrouvé tes célèbres anciens qui étaient déjà accompagnés du pauvre Serge.
Gérard Descoubes
 http://www.sudgirondecyclisme.fr/2014/05/christian-lapebie-est-mort/




 La lanterne rouge du Tour de France 1973 s'est éteinte. L'ancien coureur cycliste professionnel Jacques-André Hochart a été retrouvé par sa fille mort à son domicile, près d'Annecy, vendredi dernier, rapporte son ami Pierre Tosi, qui courut avec lui chez Magiglace. La cause du décès est a priori naturelle.
Né en 1948, J.-A. Hochart courut chez De Kova-Lejeune en 1973, Magiglace-Juaneda en 1974 et à l'UNCP en 1975. En 1973, il termina le Tour de France à la place de lanterne rouge, derrière son coéquipier Jean-Claude Blocher. "J'ai le souvenir d'un coureur plein d'humour parcourant la dernière étape avec une lanterne accroché à son vélo, drapé dans un maillot révolutionnaire à l'époque : le rose de l'équipe De Kova", témoigne un cycliste sur le forum Vélo-Web 2.

Retiré des courses, J.-A. Hochard tint par la suite un café, Chez Jack'An, à Meythet.




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