vendredi 25 janvier 2013

BANESTO (1990-2003).


 
 
Banesto (1990-2003)
 
 
En 1990, c'est encore Pedro Delgado qui est le chef de file de cette équipe. Plus aussi fort qu'auparavant, il se classe quand même 4e du Tour de France 1990 et 2e de la Vuelta. L'année 1990 voit surtout la montée en puissance du Navarrais Miguel Indurain, qui, même si dévoué à Delgado dans le tour, remporte une étape de haute montagne (Luz-Ardiden) et se classe au final 10e. Il confirme ses bons résultats en gagnant la Classique de Saint-Sébastien en août. La passation de pouvoir se fait vraiment dans le Tour de France 1991 : Indurain domine les deux chronos et impressionne dans la montagne. Par une gestion intelligente de la course, il gagne ce Tour de France, loin devant Delgado, 9e à plus de 20 minutes.
L'équipe se construit alors autour de Miguel Indurain qui peut compter sur des coéquipiers de qualité (Delgado, Gérard Rué, Jean-Francois Bernard). Entre 1991 et 1995, elle connaît ses plus belles années. On retient surtout les 5 victoires consécutives d'Indurain au Tour de France (1991-1995), ses deux victoires du Tour d'Italie (1992-1993), et du Critérium du Dauphiné libéré (1995, 1996). Jean-Francois Bernard apporte sa pierre à l'édifice en triomphant dans Paris-Nice 1992. À noter aussi le record de l'heure de Miguel Indurain en 1994 (53,040 km).
Ces années glorieuses couronnées de victoires dans les grands tours sont la marque d'un style nouveau de gestion des courses par étapes. Inspirée par
Jacques Anquetil, la stratégie repose sur la domination dans les chronos et une gestion très attentive de la course par l'équipe qui donne des bons de sorties aux seuls coureurs considérés comme non menaçants pour le classement général. Miguel Indurain n'a alors qu'à finir le travail dans la fin de la dernière montée des étapes de haute montagne.
Cette stratégie est finalement mise à mal au Tour de France 1996, quand Bjarne Riis et son équipe Team Deutsche Telekom surclasse les Banesto en profitant en plus du déclin d'Indurain et du froid qui lui était peu propice. Une page se tourne pour la formation de José Miguel Echavarri quand son leader raccroche le vélo à la fin de l'année 1996. L'Espagnol Abraham Olano le remplace mais avec un succès moindre. Il triomphe tout de même dans le Tour d'Espagne 1998. Il rejoint finalement la ONCE en 1999. Alex Zülle, le dauphin de Miguel Indurain au Tour de France 1995, prend le relais. Arrivé seulement en mai car suspendu auparavant à cause de l'Affaire Festina, il ne démérite pas lors du Tour de France 1999, en faisant de bons chronos et en se classant 2e derrière Lance Armstrong qui gagne sa première grande boucle avec la très forte équipe US Postal Service.
Les leaders qui succèdent à Zülle ne sont pas de trempe à inquiéter Lance Armstrong, pour autant la Banesto des années 2000-2004 permet l'avénement des futurs outsiders de courses par étapes Leonardo Piepoli, Denis Menchov, Vladimir Karpets, du rouleur José Iván Gutiérrez et du spécialiste des classiques Juan Antonio Flecha. La Banesto se contente des seconds rôles durant ces quatre années, et en 2004 elle change de nom pour s'appeler Illes Balears-Banesto.

 
Les coureurs BANESTO (1990-2003):
 
Marino Alonso
1900 à 1998

Vicente Aparicio
1994 à 1997

Dominique Arnaud (Fra)
1990-1991


José Luis Arrieta
1993 à 2003

Dariusz Baranowski (Pol)
1999 à 2002

Candido Barbosa (Pol)
1998 à 2001

Manuel Beltran
1997 à 1999

Alberto Benito
2000-2001


Jean François Bernard (Fra)
1991 à 1994

Santiago Blanco
1995 à 1997
2001-2002

Tomasz Brozyna (Pol)
2000 à 2002

Marzio Bruseghin (Ita)
1999 à 2002

Enrique Carrera
1990

Angel Casero
1994 à 1997

Santiago Crespo
1994-1995

Thomas Davy (Fra)
1995-1996

Armand De las Cuevas (Fra)
1990 à 1993
1997-1998

Pedro Delgado
1990 à 1994

José Luis De Santos
1991 à 1995

Juan Carlos Dominguez
2001

Manuel Fernandez Ginès
1997-1998

Juan Antonio Flecha
2002-2003

Fabian Fuchs (Sui)
1991-1992

José Vicente Garcia Acosta
1995 à 2003

David Garcia
1994-1995

Adolfo Garcia Quesada
2001-2002

Aitor Garmendia
1990 à 1995
1998 à 2000

Koldo Gil
2001-2002

Ramon Gonzalez Arrieta
1994 à 1997

Juan Carlos Gonzalez
1990

Victor Gonzalo
1990

Julian Gorospe
1990 à 1994

Ruben Gorospe
1990 à 1993

Ivan Gutierrez
2002-2003

Andrew Hampsten (USA)
1995

Stephane Heulot (Fra)
1993 à 1995

Jeremy Hunt (Gbr)
1996 à 1999

Miguel Indurain
1990 à 1996

Miguel Indurain
Maillot jaune 1991-92-93-94-95

Miguel Indurain
Maillot rose 1992-93

Prudencio Indurain
1991 à 1997

Eladio Jimenez
1998 à 2003


José Maria Jimenez
1993 à 2002

Vladimir Karpets (Rus)
2003

Pablo Lastras
1998 à 2003

David Latasa
1998 à 2002

Javier Lazipur
1991 à 1993

Roberto Lezaun
1991 à 1993

José Antonio Lopez
2003

Oscar Lopez Uriarte
1994-1995

Javier Luquin
1990 à 1992

Francisco Mancebo
1998 à 2003

Jesus Cruz Martin
1990

Antonio Martin
1994

Juan Martinez Oliver
1990-1991

Rafael Mateos
2003

Melchior Mauri
1994

Denis Menchov (Rus)
2000 à 2003

Juan Miguel Mercado
2001 à 2003

Carmelo Miranda
1994 à 1997

Jesus Montoya
1994-1995

Jokin Mujika
1990-1991

David Navas
1998 à 2002

Damien Nazon (Fra)
1996

Erwin Nijboer (Ned)
1994 à 1996

Jon Odriozola
1998 à 2003

Abraham Olano
1997-1998

Aitor Osa
1997 à 2003

Unai Osa
1997 à 2003

Javier Pascual
2001 à 2003

Miguel Angel Pena
1997 à 1999

Evgeny Petrov (Rus)
2003
 

Fabrice Philipot (Fra)
1991 à 1993

Leonardo Piepoli (Ita)
1999 à 2003

Ruben Plaza
2001 à 2003

Orlando Rodrigues (Por)
1996 à 2000

Jesus Rodriguez Magro
1990 à 1993

Abelardo Rondon (Col)
1990-1991

Gerard Rué (Fra)
1993 à 1995

Francisco San Roman
1990 à 1993

José Luis Santamaria
1990 à 1993

César Solaun
1998 à 2001

José Ramon Uriarte
1990 à 1997


Patxi Vila
2001-2002

Xavier Zandio
2001 à 2003

Juan Antonio Zarrabeitia
1994

Mikel Zarrabeitia
1994-1995

Alex Zülle (Sui)
1999-2000
 
source:
 
photos:
 

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