mercredi 18 avril 2012

Le décès de Jean Fréchaut, il avait participé aux tours de France d'avant-guerre .


Jean Fréchaut est un ancien coureur cycliste français, né le 19 septembre 1914 à Bordeaux.
Décédé le 16 Avril 2012 à Vence.
Il deviendra professionnel en 1937 et le restera jusqu'en 1946. Il y remportera 4 victoires.

Palmarès

Autres résultats

  • 1937
    • 2e de la 3e, 14e secteur A et 18e secteur B étape du Tour de France et deux places de 3e dans la 14e secteur C et 15e étape.
  • 1938
    • 1er du Tour du Sud-Ouest avec une 3e place dans la 5e étape.
    • 2e de la 1re et 3e étape de Paris-Nice.
    • 2e de la 20e étape secteur C et une place de 3e dans la 17e étape secteur A du Tour de France.
    • 3e du Grand Prix de l'Europe.
    • 7e de Paris-Roubaix
  • 1939
    • 2e de la 5e étape et 3e de la 18e étape secteur A du Tour de France.
    • 2e de la 9e étape du Tour du Sud-Ouest.
  • source:wikipedia

Article de Nice-Matin du 21 avril 2011:


Jean Fréchaut, l'Azuréen qui avait gagné avant-guerre des étapes du Tour de France

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Publié le jeudi 21 avril 2011 à 07h07
Jean Fréchaut (également en médaillon), chez lui à Vence, vient de faire l'objet d'un livre illustré de précieux documents photographiques, écrit par le Gaudois Patrick Didier, un passionné de l'histoire de la Grand Boucle.Lambert


A 96 ans, l'Azuréen d'adoption reste l'unique cycliste français ayant gagné avant-guerre des étapes du Tour de France. Un livre retrace sa carrière
Le Girondin Jean Fréchaut, 97 ans en septembre prochain, Vençois depuis 1964, est l'unique coureur cycliste français encore vivant ayant gagné des étapes du Tour de France avant guerre (1). Celui qui a pédalé en compagnie des Bartali, Magne, Maës, Lapébie, Leducq et autre Vietto vient de faire l'objet d'un livre illustré de précieux documents photographiques, écrit par le Gaudois Patrick Didier, un passionné de l'histoire de la Grand Boucle.
« Je réalise l'importance de transmettre ce patrimoine sportif unique à raconter soixante-dix ans plus tard », écrit l'auteur dans la préface d'un ouvrage d'une centaine de pages. « Avant guerre, le Tour était relaté dans les journaux pour ses seuls faits de course. Rares étaient contées les anecdotes et la vie interne du peloton. »
Poussettes, maillots tirés et pactes non respectés
Alors, comment c'était le Tour de France vu de l'intérieur, à la fin des années 30 ? Mouvementé, pour le moins... Le matériel était mis à rude épreuve sur des routes hexagonales parfois bien tortueuses, poussiéreuses et caillouteuses... Jean Fréchaut ne compte plus les pneus éventrés, les rayons et guidons brisés. Mais les coups de théâtre n'étaient pas uniquement provoqués par une chaîne défaillante ou de rudes cabrioles, comme celle qu'a connue Gino le Pieux (surnom du très croyant Bartali) à Saint-Clément, près de Briançon, en 1937. Les coureurs eux-mêmes participaient aux rebondissements. Et activement ! À coups de pactes non respectés - celui entre Maës et Lapébie entre Pau et Bordeaux, toujours en 1937 -, de poussettes et ravitaillements litigieux, de promesses en l'air, de coups tordus, de maillots tirés - Lapébie, encore lui, à l'arrivée à Bordeaux au détriment de Ducazeaux - lors des sprints...
Le sympathique geste de Jacques Goddet
Mais le peloton du Tour dans ces années glorieuses, épiques, était aussi le théâtre d'élans du coeur, de gestes sportifs généreux. Ainsi Jacques Goddet, le directeur du Tour, qui lors de la Grande Boucle 1938, entre Pau et Luchon, fait tomber « involontairement » une clef à molette au pied de Fréchaut dont le vélo se retrouve avec une cuvette fixe de pédalier dévissée, loin du camion-atelier détourné du parcours à la suite d'un éboulement. Ou encore Bartali, l'adversaire italien, qui tend son bidon à un Fréchaut de l'équipe de France en pleine déshydratation dans la plaine de la Crau, en 1938.
Et puis, il y a ces anecdotes savoureuses ou touchantes qui ont ajouté à la légende du Tour. Par exemple, le jour où le grand Antonin Magne - qui suivait le tour 1937 en tant qu'observateur - s'est penché hors de sa Torpedo pour se saisir des rênes d'un cheval attelé qui menaçait le peloton, entre Narbonne et Perpignan. Ou encore l'histoire de ce Niçois anonyme, un certain Garnier, qui a ramené à la Taverne Albert-Ier la bicyclette égarée d'un coureur, Van Schendel, à l'arrivée de l'étape Digne-Nice.
Sans oublier, le meilleur pour la fin, ce tenancier de bistrot de l'Estérel qui avait confisqué le vélo d'un coureur sans argent et qui mourait de soif, Paul Jaminet.
La dernière course du « Campionissimo »
Ces anecdotes et bien d'autres émaillent le récit de Patrick Didier consacré à Jean Fréchaut, l'homme qui se trouvait au départ de la dernière course du Campionissimo, Fausto Coppi. C'était au critérium de Ouagadougou, en 1959. Le champion d'avant-guerre accompagnait l'équipe de Côte d'Ivoire. Quelques jours après, le 2 janvier 1960, le Campionissimo mourait de malaria, maladie contractée lors d'un safari organisé au nord de l'ex-Haute-Volta dans la foulée du critérium. S'il était venu - comme l'ont fait à l'époque Anquetil, Rivière et Anglade, les autres coureurs du critérium de Ouaga - rendre visite en Côte d'Ivoire à Jean Fréchaut, au lieu d'aller chasser, qui sait, le grand champion italien né en 1919, cinq ans après le Vençois d'adoption, lui aussi serait peut-être encore vie...

1. Jean Fréchaut a gagné les 9e (Luchon-Perpignan), 12e (Marseille-Cannes) et 17e étapes (Belfort-Strasbourg) du Tour 1938 remporté par un certain... Gino Bartali.
Jean Fréchaut, au coeur du peloton, aux éditions Scripta. Prix de vente : 12,90 euros. En vente à l'office de tourisme de Vence, à l'espace culturel Leclerc de Vence, place du Grand-Jardin, à Mag'Presse, 26, avenue de la Résistance à Vence ou en écrivant à l'auteur : pharmacie.didier@yahoo.fr



2 commentaires:

  1. Jean Fréchaut est le frère de mon grand-père ! Et je tiens à préciser que mon papi a lui aussi participé au Tour de France avec son frère ! Et au passage, Fréchaut prend bien un "T"... et non pas un "D" comme sur le médaillon !! :)

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    1. je tiens a vous préciser que l'erreur d'orthographe date des années 1937 à 1939, alors l'auteur de cette erreur pourra peut être se justifier dans l'au de là !!quant à votre "papi", il n'a pas participé au Tour, tout au moins comme coureur, à moins d'en apporter la preuve (classements, photos, articles de presse.....) dans ce cas je n'hésiterai pas de faire un article, contrairement à vous je vous souhaite une bonne journée.

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