mardi 21 juin 2011

Jacques Goddet né le 21 Juin 1905


Jacques Goddet, né à Paris le 21 juin 1905, et mort le 15 décembre 2000, est un sportif et un journaliste français.
Après ses études à Paris, puis en Angleterre, il choisit le journalisme sportif. Il devient directeur du journal L'Auto en 1931 et succède ainsi à son mentor Henri Desgrange. En 1936, il devient directeur du Tour de France cycliste, poste qu'il occupe jusqu'en 1987.
Jacques Goddet est favorable aux innovations techniques dans les compétitions contrairement à son prédécesseur, Henri Desgrange, qui désirait conserver le caractère plus traditionnel du Tour de France. C'est sous son égide que le classement par points (récompensé par le maillot vert) est introduit, de même que le concept du prologue au début de la course.
Il fut le 2ème président d'honneur de l'Union des Audax Français, succédant à Henri Desgrange.
Lors du Tour de France 2010, un prix sera décerné lors de la 16ème étape au cycliste qui sera le 1er au sommet du Col du Tourmalet à l'occasion des 100 ans du 1er franchissement des Pyrénées. Le gagnant du souvenir Jacques Goddet recevra une prime 5 000€.

Création de l'Équipe

Après avoir paru sous l’Occupation jusqu’au 17 août 1944L'Auto est frappé d’interdiction de parution. Jacques Goddet use alors de toutes ses relations avec la Résistance pour réhabiliter le journal sous un autre titre. L'Équipe, nouvelle formule, parait le 28 février 1946 (trois fois par semaine), puis quotidiennement (enfin, 6 jours sur 7 dès 1948, puis tous les jours à partir de 1998, coupe du monde de football en France oblige).

Décorations

Œuvres

Jacques Goddet a également été un journaliste, dont les éditoriaux dans le journal L'Équipe, en particulier au moment du Tour de France étaient soucieux d'une langue française maniée à la perfection. Les deux courts extraits présentés ici ont pour terrain le même haut lieu de la Mémoire du Tour, l'ascension du Puy-de-Dôme :
  • 17 juillet 1952, (Clermont-Ferrand), La vérité sort aussi du Puy : Monsieur Bon Dieu ne pensait sûrement pas en éteignant ce vieux volcan que ses flammes finiraient par servir de vélodrome, vélodrome olympique avec virage unique et piste sans cesse montante.
    Sur cette montagne conique, au pourcentage continu de 12 dans ses quatre derniers kilomètres (...), fut livrée la bataille la plus limpide du Tour. Si Coppi gagne, évidemment de la manière qu'il l'entendit, avec une marge étroite, il fut durement gêné par deux éléments différents et contraires : d'une part la remarquable tenue du jeune hollandais Nolten,(...); d'autre part, l'obligation de jouer le rôle d'arbitre dans le combat quadrangulaire Ockers-Robic-Bartali-Ruiz, plus exactement de protecteur envers son très cher et très tendre ami Gino. (...)2.
  • 12 juillet 1964, (Clermont-Ferrand), La bataille du Tour des Tours : Ce fut grandiose, comme l'est la masse abrupte du vieux volcan des millénaires passés, comme l'était, à la dimension d'une population entière, la masse des spectateurs (...) enserrant le parcours, comme le demeure, dans son intensité dramatique, dans son faste et son tumulte, le Tour de France.
    Grandiose, implaccable, poignante, la lutte que se livrèrent, dans un coude à coude muet où se plaçaient défi, souffrance, ruse, les deux antagonistes à la taille gigantesque du Tour 1964Anquetil et Poulidor. Jamais deux hommes qui se disputaient férocement le plus beau et le plus rare des trophées n'avaient été si rapprochés dans l'effort.(...)
    .
Lus par des centaines de milliers de personnes, dont une part ne lisait le journal qu'en cette occasion4 ces éditoriaux constituent par eux-mêmes un apport à la littérature cycliste. Par ailleurs Jacques Goddet a publié L'échappée belle, aux éditions Robert Laffont-Stock, en 1991.

Bibliographie

  • Pierre Lagrue, Le Tour de France. Reflet de l'histoire et de la société, L'Harmattan, Paris, 2004.

source:wikipedia & photos:dewielersite

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