dimanche 24 avril 2011

Juan Manuel Garate né le 24 Avril 1976




Juan Manuel Garáte Cepa (né le 24 avril 1976 à Irun) est un coureur cycliste espagnol, membre de l'équipe Rabobank. Très bon grimpeur, il a notamment étéChampion d'Espagne en 2005, et a terminé à trois reprises dans les dix premiers du Tour d'Italie, sa course favorite, dont il a été le meilleur grimpeur et remporté une étape en 2006. Il a souvent profité d'échappées au long cours et d'une grande capacité de récupération pour faire la différence dans la dernière semaine des grands tours auxquels il a participé.


2000-2004 : Lampre, l'homme du Giro

Juan Manuel Garate fait ses débuts en professionnel en 2000 dans l'équipe Lampre-Daikin. Dès l'année suivante, il se révèle être un très bon spécialiste des courses par étapes. Lors du Tour d'Italie, très régulier en montagne, il obtient la 20e place. En juin, il confirme sur le Tour de Suisse. Au cours de la 5e étape, il accompagne les meilleurs dans l'ascension du Col du Saint-Gothard et, jouant le jeu d'équipe en faveur de Gilberto Simoni, attaque à plusieurs reprises, parvenant à décrocher Lance Armstrong. Il termine cinquième de l'étape, et s'empare de la sixième place du classement général, à 39s de Wladimir Belli. Dans le décisif contre la montre en côte de Crans-Montana, il prend la 13e place, terminant septième de ce Tour de Suisse, à 3min 39s de Lance Armstrong. En septembre, sur le Tour d'Espagne, il est rapidement distancé pour le classement général, mais en profite pour s'échapper sous une pluie diluvienne dans la 14e étape. Il remporte ainsi à Vinaroz sa première victoire professionnelle face à son compatriote Juan Carlos Dominguez.
L'année suivante, Garate confirme son talent au meilleur niveau. Après avoir remporté une étape du Tour du Trentin, il participe à nouveau au Tour d'Italie, où il est 27e à la veille des étapes escarpées des Apennins, à 1min 42s du deuxième, Yaroslav Popovych. Il termine 10e et 11e des deux principales étapes de ce massif, et progresse à la 12e place à San Giacomo. 8e du contre la montre de la 14e étape le lendemain, il prouve qu'il est également un très bon rouleur. Il gagne les places une à une, et se trouve dixième à seulement 2min 17s à la suite de l'exclusion de Francesco Casagrande, une semaine avant l'arrivée. Dans les Dolomites, il termine quatrième de la difficile étape de Corvara in Badia, accompagnant les favoris, et prend la septième place du classement, à seulement 1min 28s. Le lendemain, il termine troisième de la dernière grande étape de montagne, remportée par son coéquipier Pavel Tonkov. Profitant de l'effondrement du leader, Cadel Evans, Garate prend la quatrième place, juste devant Tonkov. A la veille du contre la montre final, Garate, qui n'a jamais faibli au cours de ce Giro, est encore en position de l'emporter, à 1min 39s de Paolo Savoldelli. Mais, neuvième de l'étape, il ne peut que préserver sa quatrième place, de loin sa meilleure jusqu'alors sur un grand tour.
Moins en forme que l'année précédente sur le Tour de Suisse, il remporte tout de même la 7e étape à Vevey grâce au déclassement de son compagnon d'échappée, Gianluca Bortolami, qui l'avait enfermé au cours du sprint4. En fin de saison, il participe au Tour d'Espagne, mais abandonne lors de la 15e étape sans avoir pesé sur la course.
En 2003, Garate réalise une moins bonne saison. Il est longuement blessé au genou en début de saison, et ne peut participer au Tour d'Italie. Sa participation au Tour d'Espagne est une nouvelle fois peu concluante. En 2004, après avoir obtenu une 13e place au Tour du Pays basque et terminé 20e de Liège-Bastogne-Liège, il retrouve le Tour d'Italie. Connaissant des fortunes diverses dans les étapes de moyenne montagne qui jalonnent la première partie de la course, Garate est 17e à près de 3 minutes de Damiano Cunego à la veille du premier contre la montre, qui lui permet de remonter à la 14e place. Dans la 16e étape, la première grande étape de montagne, il est à l'attaque dans le Col Furcia, à plus de 50km de l'arrivée, mais est repris, et débourse finalement plus de 3 minutes. 13e du classement général à 6 minutes deDamiano Cunego, Garate a définitivement perdu le Giro. Malgré une très bonne 7e place dans l'étape alpestre de Bormio, à seulement 35s sur Cunego, il est à nouveau distancé dans le col du Mortirolo, et termine dixième du classement général final.
En fin de saison, il participe à nouveau au Tour d'Espagne, avec un peu plus de réussite qu'auparavant, puisqu'il prend la 23e place, mais sans coup d'éclat. A la fin de la saison, il quitte la Lampre pour l'équipeSaunier Duval-Prodir.

2005 : Saunier Duval, le champion d'Espagne

Nouvelle équipe mais programme similaire : Garate court son quatrième Tour d'Italie en 2005, une course qui lui a toujours réussi. D'abord attentif, Garate semple perdre rapidement toute chance de victoire. Il se fait piéger par des cassures dans les 4e et 7e étapes, prend la 13e place du contre la montre à Florence, puis concède à nouveau plus de trois minutes sur les meilleurs à Zoldo Alto. Il est alors 12e du classement à presque 7 minutes, et semble avoir perdu toute chance de gagner le Giro. Néanmoins, le surlendemain, il se joint, avec deux coéquipiers dont Ruben Lobato, à l'échappée matinale de la 13e étape, et est même maillot rose virtuel au cours de l'étape7. Cerné par les coureurs de l'équipe Selle Italia, il termine deuxième de l'étape derrière Iván Parra, et reprend plus de trois minutes aux premiers du classement. Il gagne ainsi 7 places et se retrouve cinquième à 2min 39s de Paolo Savoldelli, devancé seulement par Savoldelli, Ivan BassoDanilo Di Luca et Gilberto Simoni. Le lendemain, malgré les efforts consentis, il parvient à suivre ses principaux adversaires et profite de la défaillance de Basso pour gagner encore une place au général. Dans la 17e étape, qui mène au Col de Tende, Garate offre à nouveau une résistance valeureuse, et prend la sixième place, mais est distancé dans l'ascension par Jose Rujano, qui le devance désormais au classement. Huitième du contre la montre de Turin, il reste cinquième, mais à 13s seulement du podium à la veille de la dernière étape de montagne. Dans l'ascension vers Sestrières, il accompagne Paolo Savoldelli, mais ne peut le distancer, et prend la quatrième place derrière ses trois principaux adversaires, Simoni, Rujano et Di Luca. Garate termine ainsi cinquième de ce Giro, laissant échapper une deuxième fois le podium.
Un mois plus tard, Garate remporte le titre de Champion d'Espagne sur route, sa quatrième victoire professionnelle. Fort de ce maillot de champion national, qu'il portera deux ans, suite à l'annulation du championnat l'année suivante, il participe à son premier Tour de France, mais ne termine que 66e.

2006-2008 : Quick Step, un palmarès plus diversifié

En 2006, Garate rejoint l'équipe Quick Step-Innergetic, avec laquelle il participe à son cinquième Tour d'Italie. Au cours de la première étape de moyenne montagne, il est longuement échappé, attaque ses compagnons de route à 20km du but, mais est rejoint avant l'arrivée. Après ces efforts, il concède quatre minutes sur Ivan Basso le lendemain, puis encors plus de trois dans le contre la montre de Pontedera. A mi-Giro, Garate est tout de même 13e du classement général, mais ses performances ne s'améliorent pas dans les Alpes, dont il sort 15e, à presque 20 minutes d'Ivan Basso. Il réalise alors une échappée de plus de 100km dans l'étape la plus difficile de ce Giro, dans les Dolomites. Distançant progressivement tous ses compagnons d'échappée, il l'emporte au sommet du Col de San Pelegrino devant Jens Voigt, le coéquipier d'Ivan Basso, qui lui laisse la victoire13. Garate remporte ainsi sa première étape sur le Giro, termine septième du classement général, pour la quatrième fois dans les dix premiers, et remporte surtout le classement de la montagne, non sans avoir été d'un concours précieux pour Paolo Bettini, vainqueur d'une étape et du classement par points. Un mois, plus tard, il termine 71e de son deuxième Tour de France.
À partir de 2007, Garate change d'approche. Victime d'une chute sur le Tour de l'Algarve, il ne peut se concentrer sur le Tour d'Italie, et doit s'orienter vers le Tour de France. Il monte en puissance à partir du mois de juin, terminant 16e du Tour de Suisse, puis cinquième du Championnat d'Espagne. À l'aise dans les premières étapes des Alpes, notamment septième au Grand-Bornand, il perd toute chance de bien figurer au classement général en perdant plus de 6 minutes dans la 9e étape, puis 22 nouvelles dans la 14e. Le lendemain, il est longuement dans la bonne échappée avant d'être distancé par Alexandre Vinokourov. Quatrième de l'étape, il remonte progressivement au classement général, et termine 20e. Dans la foulée de ce Tour de France, il s'échappe dans la dernière ascension de la Classique de San Sebastian en compagnie de Leonardo Bertagnolli, et prend la deuxième place derrière son compagnon de route, sa meilleure performance sur une classique. Enfin, pour la première fois depuis 3 ans, il participe au Tour d'Espagne, qu'il termine 30e.
En 2008, Garate est en forme plus tôt. Après une bonne préparation sur le Tour d'Andalousie, il participe à Paris-Nice. Septième au sommet du Mont Serein, il termine sixième de la course. Il s'illustre à nouveau en avril sur le Tour de Romandie où, fort de sa septième place dans la difficile 4e étape, il termine septième du classement général. Après ces bons résultats, il renoue avec le Tour d'Italie, mais ne termine que 37e, sa moins bonne performance sur cette course. C'est paradoxalement sur le Tour d'Espagne qu'il s'illustre pour la première fois depuis sa victoire d'étape, en 2001. Après un début de course décevant, il n'est pourtant que 26e à plus de 29 minutes après le passage des Pyrénées et des Asturies. Comme il l'a fait à plusieurs reprises sur le Giro, il s'échappe alors dans la 15e étape, mais ne prend que la troisième place, malgré son attaque à 15km de l'arrivée. Grâce à cette échappée-fleuve, il termine 15e de la Vuelta.

2009- : Rabobank

Gárate lors de la présentation du Tour de France 2010
En 2009, Garate rejoint l'équipe Rabobank. Il s'illustre à nouveau sur Paris-Nice en participant à la bordure initiée par son équipe dans la 3e étape. Deuxième du classement général, il semble alors faire figure de favori, mais s'effondre dans la 6e étape et ne termine que 14e.
Le 25 juillet 2009, il remporte l'étape du Mont Ventoux sur le Tour de France 2009.

Palmarès

  • 2006
    • 19e étape du Tour d'Italie
    • Jersey green.svg Classement de la montagne du Tour d'Italie

Résultats sur les grands tours

Tour de France

Tour d'Italie

  • 2001 : 20e
  • 2002 : 4e
  • 2004 : 10e
  • 2005 : 5e
  • 2006 : 7e, vainqueur d'étape, Jersey green.svg vainqueur du classement de la montagne.
  • 2008 : 37e

Tour d'Espagne

source:wikipedia & photo:dewielersite

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